Bien, vous allez pas attendre trés longtemps, voici la suite du premier chapitre. Allez, je vais prendre mon courage à deux mains et vous donner un passage un peu plus long, je me suis rendue compte que vu de l'extérieur ça faisait vraiement trés court. Bon reprenons alors notre promenade...
Dans le chariot, un joyeux charivari se calmait peu à peu. Au milieu de malles et d'édredons, deux personnes se redressèrent doucement, encore secouées de rire, sous le regard tolérant et rieur d'un vieil homme aux longs cheveux d'argent. il s'agissait du patriache de la caravane et des trois jeunes gens du chariot. En effet, les deux autres personnes étaient deux jeunes femmes, semblables commes deux gouttes d'eau. Les jumelles étaient assises sur une pile avachie d'édredons, aumilieu d'une corolle de tissu froissé, autrefois des robes de velours au corsage lacé. La plus à gauche s'appelait Aliénor, la deuxième, Loraline. Avec des cheveux aussi blonds que ceux de leur frère aîné étaient noirs, et des yeux d'un bleu profond, les deux jeunes femmes resplendissaient de bonheur et de joie de vivre. Leurs parents étaient morts quelques années auparavant, dans une épidémie de peste qui avait ravagée Paris durant l'hiver. Elle n'avait pas épargnée la Cour du Roi de France, et malgré tous les sions prodigués par les plus grands médecins, ils ne purent être sauvés. C'est leur grand-père qui s'en occupa et aujourd'hui; il regardait avec amour les trois jeunes gens qui lui avaient appris à revivre aprés cette terrible tragédie, tout comme il leus avait appris que malgré tous les malheurs, la vie continuait et qu'il fallait continuer à avancer avec elle. De toutes manières, les personnes que l'on aime ne meurent jamais vraiment.
Les jumelles rigolèrent de nouveau et le vieil homme les regarda mais ne put prévenir son petit-fils à temps. " Daltar!" Le cri lui échappa de la gorge mais trop tard. Les coussins avient déjà assailli le conducteur. Joffre, car tel était son nom, décida de rendre un petit coup de main à l'assailli et marmonna une phrase d'une voix soudaine pleine de puissances et de mystères. Dehors, hors de vue des deux femmes, une puis deux boules de neige se formèrent et se glissèrent sans bruit dans le chariot, jusque dans le col des robes de velours, grenat pour Aliénor, et saphir pour Loraline. Elles poussèrent alors un cri de surprise et lachèrent prise avec leur frère pour essayer d'enlever les morceaux de neige de leur robe. Daltar les regarda un moment en riant et remercia d'un regard son grand-père. D'autres rires s'élevèrent dans leur dos. Les passagers du chariot suivant les regardaient les yeux pétillants. Leurs chevaux, gris pâle, suivaient les traces du chariot rouge avec facilité et docilité.
"Joffre, lança un homme à la silhouette fine et nerveuse, tu es pire qu'elles tu sais?" Dans le premier chariot, des cris similaires s'élevèrent:
"Grand-père! Espèce de ... tricheur!" Joffre se retourna pour rétorquer mais trop tard à nouveau. Les deux jumelles s'étaient jetées sur lui et la magie ne pouvaient plus rien pour lui. Il s'effondra donc sous une avalanche de chatouilles et de rires. Joffre était le plus grand magicien de son temps. Pas un charlatan qui faisait des toursde passe-passe, mais un vrai magicien. Et cela lui ouvrait toutes les portes. C'était pour ça qui l'était à la Cour du Roi de France, cet hiver fatidique. Et c'était la raison pour laquelle aujourd'hui, il se dirigeait vers la ville de Nancy, dans le Duché de Lorraine. Le Roi polonais Stanislas fêtait les vingt de son fils aîné. La fête serait somptueuse disait-on, et une fête sans saltimbanques n'était aps une fête. le Roi Stanislas avait donc convoqué les meilleurs amuseurs du pays. C'était pour cela que Joffre le magicien et sa troupe se dirigeaient vers Nancy.
Le premier chariot abritait donc le magicien Joffre et sa famille. Aliénor et Loraline étaient devenues de superbes danseuses et voltigeuses, et leurs numéros étaient trés demandés. Daltar était un lanceur de couteau hors pair. Le deuxième chariot, bleu et argent, abritait un couple réputé d'acrobates, du nom de Laurence et Marc. Les troisième et quatrième chariots, bariolés de vert et d'ocre, abritaient une troupe de troubadours. Marta en était la chanteuse et sa voix d'or était demandée dans tout le royaume. Elle était accompagnée de trois femmes maniant avec dextérité des instruments à vent étrange: une flûte de différents tubes de roseaux, appelée flûte de Pan, un étrange sac assorti de nombreux tuyaux appelé cornemuse et d'une flûte dont l'embouchure se situait sur le côté, appelée flûte traversière. Les quatre musiciennes jouaient leurs oeuvres avec l'accompagnement de cinq hommes talentueux. Deux d'entre eux jouaient de la viole, un troisième caressait avec beauté les cordes tendues d'une harpe. Les deux derniers battaient la mesure sur leurs tambours et tambourins de peaux de chèvres. L'ensemble créait un univers musical à nul autre pareil qui accompagnait tous les numéros de la troupe en plus de leurs prestations personnelles. Le cinquième chariot, couleur de feu, abritait une famille de jongleurs. les parents usaient de la jonglerie traditionnele avec le plus grand talent, amis les trois fils étonnaient par leur imagination et leur courage. En effet, dans leurs mains virvoltaient de couteaux et des bâtons enflammés, quand ils ne jonglaient pas avec leurs pieds, couchés sur les dos de l'un ou de l'autre.
Les deux derniers chariots, couleur de nuit sans lune, abritait le seul personnage marginal de la troupe. Non pas que son numéro n'était pas d'exception, mais il semblait plutôt s'être intégré dans la troupe simplement pour en profiter des avantagde dont bénéficiait la troupe de Joffre ainsi que de leur renommée. Cet homme, aussi ténébreux que son costume, était dresseur de chiens. Ses bêtes ressemblaient sortir tout droit de l'enfer, croisement incertain entre des chien s de chasse et de garde, avec certainement des ancêtres loups, mais la beauté de cet animal sauvage semblait s'être perdue et ont retrouvait de lui que les canines acérées et les oreilles pointues. Suger vivait donc à l'écart de la troupe avec ses dix-sept chinens. ce que nul ne savait, c'est que Joffre l'avait acepté dans sa troupe par pitié. Et c'était cette pitié que l'homme solitaire avait vu dans les yeux du magicien qui l'avait fait rester. Pas par reconnaissance, mais par esprit de vengeance.
" Personne ne prend pitié de Suger, ou on l'admire, ou on le craint, mais c'est tout. cet homme me le paiera!" Telles furent les pensées qui traversèrent l'esprit fou du dresseur, et depuis, il suivait la caravane dans l'attente d'un évènement lui permettant de se venger. Car il savait déjà comment.
Et voilà, fin du premier chapitre. Je vous laisse faire connaissance des personnages, essayer de trouver quelle sera la vengeance prévue de Suger et comment elle pourrait se réaliser. La suite, et bien faudra attendre, là faut que je révise un peu quand même!